UNICEF Innocenti Research Centre Child Trafficking Research Hub
   Contact usmail   
ABOUT US
Introduction
Activities
Research
Internship program
Network

CONTACT

DATABASE
Documents
News
Research project
Organizations

TOOLS
Metasearch
Links
Resources


Documents

This sections contains a database of documents on child trafficking. Users can research by title, author, editor/organization, type, topic, keywords, geographic descriptors and year of publication.
 New search

 
Type of document: News
Topic: Evaluation
Geographic descriptors: Cameroon
Language: French
Source: www.icicemac.com/nouvelle/index.php3?nid=5132
Date of publication: 21 October 2005
Long Abstract: Le trafic des organes humains est devenu un commerce qui prospère dans l’impunité totale.

[ Douala - Cameroun ] ( 21/10/2005) J. F. KANKEU et V. S. TIENCHEU

Ce sont en majorité les enfants qui sont ciblés par des tueurs sans foi ni loi, motivés par la seule intention de s’enrichir le plus tôt, et par tous les moyens. Illustrations. Les parents ne dorment plus que d’un œil au quartier Briqueterie à Yaoundé, où 4 enfants sont portés disparus depuis une dizaine de jours.

L’un d’eux, selon des sources dignes de foi, a été retrouvé à Obala, une localité située à une trentaine de kilomètres de la capitale.Le doute plane également à Dschang au quartier Tchoualé, non loin du camp militaire, au sujet de 3 autres enfants disparus dont 2 sont ceux d’un inspecteur de police. Ils sont introuvables depuis le 18 septembre.

Pas de surprise donc que dans les prochains jours, des dépouilles soient découvertes en bloc, certainement mutilées et dépourvues des organes génitaux, très convoités par les trafiquants d’organes. Et si c’était le cas, cela viendrait rallonger la liste des dégâts causés par ces hors-la-loi, qui continuent de dicter leur loi. En juin dernier, un jeune enfant du quartier Nkomo à Yaoundé a été enlevé, alors qu’il accompagnait sa sœur aînée au marigot. Sa dépouille, retrouvée trois semaines après, était dépourvue de sexe, des dents et de certains orteils.

On se souvient également qu’il y a quelques années, 4 dépouilles d’enfants presque tous du même âge, avaient été découvertes dans un véhicule au quartier Emana, sans que l’on sache trop comment ils ont été exécutés. Les inculpés, présentés comme les propriétaires du véhicule, ont été condamnés à plusieurs dizaines d’années de prison par le tribunal de grande instance de Yaoundé. Les autorités judiciaires croyaient par cette condamnation sans complaisance, mettre en garde les potentiels candidats au trafic d’organes humains. Mais le phénomène a plutôt connu une recrudescence insoutenable. En 2003, six enfants sont retrouvés morts dans une vieille voiture. Le couple à qui appartenait le véhicule est toujours en détention préventive à la prison centrale de Douala.

Les enquêtes traînent indéfiniment. Toujours cette même année 2003, Stéphane, sept ans, résidant à Mendong (Yaoundé) avec ses parents, est froidement abattu et dépourvu de son organe génital. Ses restes sont retrouvés deux jours après dans une petite broussaille non loin du domicile familial, sous un safoutier.

Quelques mois avant, c’est une fillette de 2 ans qui passait de vie à trépas à Nsimalen (banlieue de la capitale), tuée par son oncle, à coups de machette. Le cas le plus récent, celui du jeune Yaman Mendamessick, dont le corps sans vie a été découvert le 25 septembre dernier à Etétack, alors qu’il avait été enlevé à Melen trois jours plus tôt, n’a pas encore fini d’alimenter les conversations. L’assassinat à Douala le 20 septembre du jeune conducteur de moto taxi Fongang dont les organes génitaux, la jambe gauche et certains doigts et orteils ont été emportés, est un signal fort aux adultes.

Personne n’est plus épargné de cette chasse aux organes génitaux, visiblement très sollicités par les magiciens, marabouts et autres acheteurs pour des besoins qu’il reste difficile d’élucider. Cette dernière catégorie serait tapis en Occident, avec des sbires en Afrique, selon les déclarations de ceux qui sont instrumentaliser pour tuer.

Files: ( .doc 35 KB )

UNICEF Home | Contact us | Copyright | Technical Support ©UNICEF Innocenti Research Centre