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This sections contains a database of documents on child trafficking. Users can research by title, author, editor/organization, type, topic, keywords, geographic descriptors and year of publication.
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Type of document: News
Topic: Law enforcement
Policy and Planning
Trafficking patterns
Geographic descriptors: Madagascar
Language: French
Date of publication: 15 September 2004
Long Abstract: « Le trafic d'enfants pour l'adoption internationale existe bel et bien dans le pays. Depuis le début de l'année, 5 réseaux ont été démantelés. Une trentaine de personnes sont arrêtées et mises sous mandat de dépôt. Ces cinq cas concernaient 30 enfants, de 2 mois à 10 ans », déclare le commissaire Fulgence Rabetafika, chef de service de la sécurité publique auprès de la police des moeurs et des mineurs. « L'enfant est devenu une marchandise commerciale très recherchée, et de véritables réseaux se sont créés ici et là. Ces derniers temps, la situation est plus que préoccupante », reconnaissent les différentes autorités nationales et internationales, notamment le ministre de la Justice, Lala Ratsiarovala et le ministre de la Population, Zafilaza. C'était lors de la cérémonie d'ouverture de l'atelier sur l'adoption internationale, qui se tient depuis hier, à Avana Hôtel à Antsirabe. Convention de la Haye Ce séminaire, organisé conjointement par ces deux ministères avec l'appui financier de l'UNICEF, vise justement à stopper ces traites d'enfants. Et ce, en instaurant un cadre normatif réglementaire sur les droits de l'enfant dans le pays. Aussi, différentes entités concernées par l'adoption internationale échangent-elles, pendant 4 jours, leur opinion et partagent leurs expériences, en vue de réformer la législation malgache sur l'adoption internationale. Madagascar s'est, en effet, engagé à appliquer la Convention de la Haye, relative à la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale, à partir de ce mois de septembre. Ces entités sont composées notamment de juges d'enfants, de présidents de tribunal, d'avocats, de magistrats, de représentants de centre d'accueil d'enfants et d'orphelinats, d'associations de familles d'adoption ( venant de France, de La Réunion et de Belgique), d'éléments de la gendarmerie et de la police, de responsables du ministère de la Population. Grille honoraire L'adoption internationale représente un grand enjeu financier. Un enfant rapporte entre 3000 et 4000 euros (35 et 50 millions de francs) pour les « professionnels » de l'adoption. La grille honoraire d'un centre d'accueil fait état de dépenses de 3000 euros par enfant, dont 700 euros pour l'avocat, 75 euros pour les frais judiciaires, 900 euros pour les soins et entretiens (aliments et nourritures, effets vestimentaires, soins médicaux, frais scolaires, participation de chaque enfant aux charges domestiques : loyer, eaux et électricité, téléphone, fax, salaire des nourrisses, lessive, ), 625 euros pour les servitudes administratives (émoluments, photocopies et certifications diverses, visa passeport, ), et 187 euros pour les faux frais (entretien de l'association ou du centre d'accueil). Dans les « conditions de calcul du montant de remboursement des frais d'accueil d'un enfant adopté », certains centres réclament, encore, la somme de 150 euros par mois d'accueil de l'enfant (1.800.000 francs). Et ce, tout en indiquant que la durée totale de constitution d'un dossier peut s'étaler de 5 à 12 mois et que les parents adoptifs doivent s'engager à planifier leurs versements. Dès l'acceptation de l'attribution de l'enfant, les parents adoptifs doivent régler le tiers de la somme annoncée. Le 2ème tiers, à l'envoi du dossier d'adoption constitué dans le pays d'accueil à l'extérieur, et le dernier tiers, quand les parents viennent chercher l'enfant. Transplantation d'organes La mise est de taille. Ce qui explique le boom de la traite d'enfants. Les trafiquants ou les « fournisseurs » usent de tous les moyens : vols d'enfants ( d'où l'explosion de disparition d'enfants), enlèvements, usurpations, faux et usages de faux, avec la complicité de plusieurs catégories de personnes ( médecins, maires, sages-femmes, mères fictives, ). Les parents biologiques de l'enfant sont les grands perdants dans cette affaire illicite d'adoption internationale, très souvent favorisée par la grande misère. En effet, certains parents biologiques vont jusqu'à céder leur progéniture pour une somme modique de 500.000 francs, et même moins que ça. Toutefois, « l'avenir des enfants adoptés reste également incertain. L'on ne sait exactement la raison de leur adoption : la thèse de la transplantation d'organes n'est pas écartée. Et ce, à cause de l'insuffisance, si ce n'est l'inexistence de suivi de la vie de l'enfant, après son adoption à l'extérieur», déplore un participant à l'atelier sur l'adoption. L'année dernière, avec 24 centres d'accueil agréés pour l'adoption internationale, 250 enfants Malgaches ont été adoptés à l'extérieur, dont 80% en France, selon les statistiques du ministère de la Population. D'après les droits de l'enfant dans l'adoption nationale et internationale, « l'intérêt supérieur de l'enfant doit être le point de départ du processus aboutissant à son adoption. La décision d'une adoption internationale ne doit intervenir qu'après que l'on ait cherché, sans résultat, une solution satisfaisante pour l'enfant, dans son pays d'origine. Et les autorités compétentes devraient veiller à ce que cette recherche se fasse sans délais injustifiés ». De telles mesures devraient, en principe, mettre fin à la traite illicite d'enfants.
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